Je fais tenir ensemble trois choses qui vont rarement dans la même personne : un socle technique réel, la conduite d'un delivery de bout en bout, et la conversation commerciale qui va avec. Concrètement, on n'a pas besoin de me traduire ce que dit l'équipe, ni de m'expliquer pourquoi le client s'impatiente.
Je sais lire un chiffrage parce que j'en ai écrit des centaines. Je reconnais une estimation fausse parce que j'ai été celui qui la subissait. Et j'ai appris à décaler une mise en production du vendredi soir au lundi matin, ce qui a sauvé plus de week-ends que n'importe quel outil.
Ce que ça donne pour une entreprise : des engagements qui tiennent parce qu'ils ont été négociés avant d'être annoncés, des mauvaises nouvelles qui arrivent tôt et déjà chiffrées, et une équipe qui reste.
Le CV dit « 20+ plateformes livrées dans les délais ». Il ne dit pas qu'il s'agit de programmes d'entreprise à plusieurs composants, portés par plusieurs équipes réparties sur plusieurs fuseaux horaires, ni combien de fois j'ai renégocié un périmètre pour que cette phrase reste vraie.Tout ce qui suit, vous pouvez aussi le demander directement à ABDEL.EXE, ma version de poche. Ce n'est pas une liste de réponses préenregistrées : écrivez votre question avec vos mots, en français ou en anglais, il comprend. Il répond tout de suite, il se trompe parfois, et il vous renvoie vers moi dès que ça compte vraiment.
Un CV est un document d'optimisation. Voici la version non optimisée des quatre chiffres dont je suis le plus fier.
« +35% de vélocité sprint. »
On a arrêté de faire semblant que trois équipes réparties sur trois fuseaux horaires pouvaient partager un seul daily. On a découpé, on a écrit les règles du jeu, la vélocité a suivi. Ce n'est pas un outil qui a réglé ça. C'est une décision d'organisation que personne n'avait envie de prendre.
« −60% de bugs post-lancement. »
Revues de code obligatoires, CI/CD, Docker, et surtout : plus personne ne livre le vendredi. Les deux premiers points sont de la méthode et se mettent en place en un trimestre. Le troisième a demandé six mois de négociation avec des gens qui avaient de très bonnes raisons de vouloir livrer le vendredi.
« 95% de rétention sur une équipe de 20+. »
Le marché du développeur à Casablanca est un marché de chasseurs : mon équipe recevait des approches toutes les semaines. Ce chiffre ne vient pas des salaires, que je ne fixais pas. Il vient d'une façon de faire : écouter ce que chacun traverse, comprendre où il veut aller, et l'accompagner comme un grand frère plutôt que comme un supérieur. Et beaucoup de planification en amont, pour que le travail arrive organisé plutôt qu'en urgence.
« Équipe constituée de zéro et portée à 10, puis 20+. »
On ne recrute pas une équipe, on la construit. Des exercices tirés de vrais tickets plutôt que des entretiens de culture générale, un poste décrit tel qu'il est, et un accompagnement rapproché les premières semaines. C'est plus long au départ. C'est ce qui fait qu'on n'a pas eu à recommencer.
Six éléments qui n'entrent dans aucune rubrique standard, et qui sont pourtant ce qui fait la différence entre deux profils au même intitulé de poste.
Je n'ai pas changé de métier en cours de route : j'ai appris le développement et le design graphique en même temps, et je les ai exercés ensemble. C'est une combinaison rare, et elle sert tous les jours. Quand un designer et un développeur ne sont pas d'accord sur la faisabilité d'une maquette, je comprends les deux points de vue et ce que chacun va coûter à l'autre.
Europe, États-Unis, Canada, Asie-Pacifique. Le décalage n'a jamais servi d'excuse à un retard : on organise le travail pour qu'il avance pendant que l'autre moitié du monde dort, avec des écrits assez clairs pour être repris sans moi. C'est une discipline d'équipe, pas une histoire d'heures supplémentaires.
Budgets projets, taux horaires de facturation, pilotage de la marge, avant-vente. J'ai été des deux côtés de la table : celui qui vend le forfait et celui qui doit le livrer. Ça rend prudent sur les promesses, et beaucoup plus utile en comité de pilotage.
Quand un développeur annonce trois jours, je sais à quoi ces trois jours ressemblent : la dette technique qu'on découvre en ouvrant le fichier, l'imprévu du mercredi, la fatigue du vendredi. J'en lis encore assez pour suivre une pull request, pas assez pour prétendre remplacer mon lead dev. Mais assez pour défendre une estimation en connaissance de cause.
Je ne les liste pas pour remplir une rubrique. Il m'est arrivé d'animer un comité de pilotage en français le matin, un daily en anglais à midi, et de régler un sujet d'équipe en darija l'après-midi. Le vrai travail de traduction est rarement linguistique, mais il aide beaucoup.
J'ai piloté la R&D sur l'outillage de développement assisté par IA : jusqu'à 40% de mise sur le marché accélérée sur les projets concernés. Ce site en est un sous-produit direct, et j'explique comment il a été fait dans la FAQ, plus bas.
À droite, la répartition réelle de mon temps à chaque étape. Le code ne disparaît jamais tout à fait, il laisse simplement de la place à d'autres choses.
Développeur Web & Designer Graphique
Clients internationaux : Magnetism Solutions (partenaire Microsoft), CareerDubai, la Fondation Mohammed VI. Du cadrage au déploiement en PHP, MySQL, JavaScript, HTML5/CSS3, plus les wireframes, la direction artistique et, accessoirement, la facture. Deux ans à être seul responsable de tout : la meilleure école de gestion de projet que je connaisse.
Répartition du temps
Développeur Web Senior (Full-Stack)
Développeur référent pour des équipes internationales. Plateformes Adobe Experience Manager, PHP, JavaScript, HTML5, CSS/Sass. Architecture d'endpoints REST et optimisation des schémas MySQL : −40% sur les temps de chargement. Et toujours les maquettes UI/UX en parallèle, parce qu'on ne se refait pas.
Répartition du temps
Tech Lead & Lead Architecte
Équipe d'ingénierie recrutée de zéro et portée à 10. Sprints Agile, revues de code, flux CI/CD multi-régionaux. Applications web évolutives, APIs REST, micro-frontends (Laravel, Vue.js, React) : −35% sur les délais de déploiement. C'est l'étape où j'ai compris que mon travail n'était plus d'écrire le meilleur code, mais de faire en sorte que dix personnes en écrivent du bon.
Répartition du temps
Manager, Delivery des Solutions Digitales
Portefeuille digital des firmes membres Deloitte de bout en bout : cadrage commercial, chiffrage, build, mise en production, run. Équipe pluridisciplinaire de 20+ personnes issues de plusieurs firmes. Budgets et taux de facturation pilotés. +35% de vélocité, −60% de bugs post-lancement, 95% de rétention. Et une R&D sur l'outillage de développement assisté par IA, avant que ce soit un sujet de conférence.
Répartition du temps
Le poste, on en parle ensemble
C'est la seule ligne du tableau que je ne peux pas remplir seul. Le reste en dit déjà pas mal sur ma façon de m'engager : quand le sujet et l'équipe me plaisent, je m'installe et je fais grandir ce qu'on me confie. J'aimerais que la suite y ressemble.
Sur le poste, je suis plus ouvert que ne le laisse croire un intitulé. Delivery, gestion de projet, management d'équipe, transformation, direction de programme : d'un secteur à l'autre, c'est souvent le nom qui change plus que le métier. Conseil, banque, industrie, éditeur de logiciel, secteur public : j'ai envie d'en découvrir d'autres.
Un mot sur le poste
Ne vous autocensurez pas parce que la dernière ligne dit « Manager ». Un autre intitulé, un secteur que je ne connais pas encore, une équipe plus petite : rien de tout ça ne me refroidit. Si un poste vous vient en tête, écrivez-moi, on en discute sans engagement.
Parlons-enVingt-cinq maquettes de mes années freelance. Elles sont là pour une raison précise : « développeur et designer depuis le début » est la première des six choses que ce CV ne dit pas, et une affirmation sans preuve reste une affirmation.
Ces projets datent de 2010 à 2012, mes années en indépendant. Le design et le développement sont de moi : maquettes, direction artistique, intégration, back-end, mise en ligne. Il n'y avait personne d'autre.
Ils ont plus de dix ans, et le web a changé plusieurs fois depuis. Je les garde parce qu'ils montrent d'où je viens, pas ce que je livrerais aujourd'hui. Certains ont mal vieilli, et c'est précisément pour ça qu'ils sont encore là.
Rien de mon travail chez Deloitte ne figure ici, et n'y figurera pas. Ces projets sont couverts par des engagements de confidentialité : je ne peux ni les montrer ni les commenter publiquement, treize ans de plateformes d'entreprise comprises. En revanche, j'en parle volontiers et concrètement pendant un processus de recrutement, dans le cadre prévu pour ça.
années d'expérience, dont 13 chez Deloitte
grandes plateformes d'entreprise multi-composants, livrées dans les délais
personnes managées, dev · design · QA
de rétention d'équipe sur un marché de chasseurs
Une liste d'outils ne dit rien du niveau réel. Voici donc la règle que je m'impose sur ce site : je ne liste que ce que je peux défendre en entretien, ou expliquer honnêtement pourquoi je ne le peux plus.
2008 - 2009
Master, Université de Nice Sophia Antipolis
2006 - 2009
Diplôme
d'Ingénieur & Management, EMSI, Casablanca
2003 - 2005
Technicien
Spécialisé, ISTA
UiPath RPA : certifié.
Professional Scrum Master I (PSM I) : en cours.
Je préfère écrire « en cours » plutôt que de laisser croire que c'est acquis. Vous saurez tout de suite quoi vérifier.
Le contexte, la décision, ce qu'elle a coûté et ce que j'en ai retenu. Y compris les deux fois où je me suis trompé.
Ce que les équipes avec qui j'ai travaillé découvrent en général au bout de quelques mois. Autant le dire dès le départ.
J'écoute avant de proposer. Les premières semaines, je passe plus de temps avec l'équipe en place et avec les utilisateurs qu'avec les tableaux de bord. C'est là qu'on comprend pourquoi les choses sont dans cet état, et ce qu'il vaut mieux ne pas casser en voulant les améliorer.
Je demande les hypothèses, je regarde le cas défavorable, et il m'arrive de faire refaire un chiffrage. Ce n'est pas de la défiance envers l'équipe : c'est ce qui me permet ensuite de défendre ses délais sans reculer quand la pression monte.
Je préviens tôt, et j'arrive avec deux options chiffrées plutôt qu'avec un problème seul. Une mauvaise nouvelle annoncée à J−30 laisse encore des marges de manœuvre à tout le monde. La même à J−2 n'en laisse plus.
Casablanca est à une heure de Paris et partage une bonne partie de sa journée avec l'Amérique du Nord. Le reste est une affaire de méthode : des points calés aux bonnes heures, des comptes rendus qui se suffisent à eux-mêmes, et des décisions qui n'attendent pas que tout le monde soit connecté en même temps.
Du contexte, avant tout. Les personnes avec qui je travaille savent pourquoi elles construisent ce qu'elles construisent et ce qui compte le plus ce trimestre. C'est ce qui leur permet de trancher juste quand je ne suis pas dans la pièce.
Ateliers techniques, sessions de formation, revues de code pensées pour faire progresser plutôt que pour sanctionner. C'est ce qui explique le mieux les 95% de rétention : les gens restent là où ils apprennent quelque chose.
Vous ne trouverez pas de citation élogieuse inventée sur ce site. Ces quatre personnes ont travaillé avec moi chez Deloitte et ont donné leur accord pour être contactées. Je ne publie pas leurs noms ici : je les communique, avec leurs coordonnées, pendant le processus de recrutement. Voici plutôt ce que chacune est la mieux placée pour vous dire.
À interroger sur : le pilotage du delivery, les arbitrages d'architecture et la tenue des engagements sous contrainte.
À interroger sur : le travail avec les équipes design et la gouvernance d'un design system dans la durée.
À interroger sur : le recrutement, les évaluations, le développement des carrières et la rétention de l'équipe.
À interroger sur : la relation client, la qualité de service et le comportement en période de tension.
Répondues à l'avance, franchement, y compris celles qui m'arrangent moins. Vous gagnez un entretien de présélection.
Je pars en bons termes, et c'est vérifiable : quatre anciens responsables, dont le Head of Digital et la Directrice RH, ont accepté d'être appelés. Je ne vais pas tout déflorer ici : le reste se raconte bien mieux de vive voix, et j'en parlerai volontiers avec vous en entretien.
Oui, chaque fois que c'est utile. S'il manque une paire de bras, s'il faut défricher un sujet ou si une mise en production est en danger, j'ouvre l'éditeur et j'en prends un morceau, et j'y prends plaisir. J'ai gardé de quoi lire une pull request, challenger un choix d'architecture et repérer une estimation fantaisiste.
Ce que je ne peux pas promettre, c'est de le faire en permanence. Le cadrage, les budgets, le staffing et les arbitrages prennent les heures en premier, et prétendre le contraire serait injuste envers ceux qui comptent sur moi ailleurs.
La bonne façon de trancher : si le poste demande de coder à temps plein, ce n'est pas moi. S'il demande quelqu'un que les développeurs respectent techniquement, qui ne se fait pas raconter d'histoires et qui remet les mains dans le code quand la livraison en dépend, c'est exactement moi.
Manager, avec un socle technique intact. Le titre m'importe moins que le périmètre : je veux être responsable d'un résultat livré, pas d'un flux de tickets.
Le premier est presque présentable : je suis lent à accepter une estimation. Je la fais refaire, je demande les hypothèses, je cherche le pire cas. En phase de séduction commerciale, ça freine tout le monde. La contrepartie, c'est que je m'engage rarement sur une date que je ne tiens pas.
Le second est plus embêtant : quand un sujet bloque, j'ai tendance à le reprendre moi-même au lieu de laisser quelqu'un ramer et apprendre. J'ai travaillé dessus, et je m'en sors bien mieux aujourd'hui qu'avant. Mon équipe vous le dira mieux que moi.
Le troisième est à double tranchant : je suis quelqu'un de très empathique. Quand une personne de l'équipe traverse quelque chose, je le ressens, et ça me suit un moment. C'est une partie de la raison pour laquelle les gens restent, et une partie de la raison pour laquelle certaines semaines pèsent plus lourd qu'elles ne devraient. Je me remets d'aplomb ensuite, et je préfère travailler comme ça que l'inverse.
Je réponds franchement dès le premier échange, à condition de connaître le périmètre : taille d'équipe, budget géré, niveau des interlocuteurs, pays de rattachement. Je n'ai jamais compris l'intérêt de faire passer trois entretiens à tout le monde pour découvrir à la fin qu'on n'était pas dans la même fourchette.
Mon poste chez Deloitte s'est terminé en juillet 2026. Je suis donc disponible immédiatement, ce qui est rare à ce niveau de responsabilité et ne le restera pas longtemps.
Posez-la à ABDEL.EXE, ma version de poche. Ce n'est pas une liste de réponses préenregistrées : écrivez votre question avec vos mots, en français ou en anglais, il comprend. Même parcours, mêmes avis, aucun besoin de café. Il répond tout de suite, il se trompe parfois, et il vous renvoie vers moi dès que ça compte vraiment.
Que ce soit pour un poste, une mission, ou un avis sur une organisation de delivery, écrivez.
© Abdeljalil Hcham 2026. Écrit à la main, chiffres vérifiables.